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Affichage des articles du août, 2026

Les solutions collectives pour financer la sécurité sociale

De nombreuses propositions et alternatives ont été théorisées et appliquées en France et dans le monde pour financer la Sécurité sociale et les retraites par la répartition et la solidarité, en écartant totalement la capitalisation boursière. Ces solutions se regroupent en quatre grands leviers collectifs : 1. Reconstitution et élargissement de la cotisation sociale La cotisation est perçue non comme une taxe, mais comme un « salaire différé » socialisé à la source. La « Cotisation sur la Valeur Ajoutée » (ou Cotisation Valeur Ajoutée - CVA) : Élargir l'assiette des cotisations patronales en ne les basant plus uniquement sur la masse salariale brute, mais sur l'ensemble de la valeur ajoutée produite par l'entreprise. Cela permet de faire contribuer l'automatisation, la robotisation et le travail capital-intense, empêchant les entreprises qui détruisent des emplois d'échapper au financement social. La cotisation sociale sur les dividendes et rachat d'actions : Pr...

14 spécialistes contemporains de la démocratie radicale

L'ECOLE DE LA RUPTURE  1. Cornelius Castoriadis,  2. Murray Bookchin,  3. David Graeber,  4. Hannah Arendt,  5. C.L.R. James  6. Francis Dupuis-Déri L'ECOLE DE LA TRANSFORMATION 7. Pierre Rosanvallon (France) 8. Jacques Rancière (France) 9. Moses Finley (États-Unis / Royaume-Uni) 10. Chantal Mouffe (Belgique) 11. David Van Reybrouck (Belgique) 12. Nadia Urbinati (Italie / États-Unis) 13. John Dryzek (Australie / Royaume-Uni) 14. Hélène Landemore (France / États-Unis) L'ECOLE DE LA RUPTURE  1. Cornelius Castoriadis  (Grèce / France) Philosophe, psychanalyste et cofondateur de la revue Socialisme ou Barbarie (décédé en 1997), il est le penseur majeur de l'autonomie.     • Apport : Il refuse d'assimiler la démocratie aux régimes représentatifs (qu'il qualifie d'« oligarchies libérales »). La démocratie est pour lui le mouvement par lequel une société s'auto-institue explicitement sans s'en remettre à des experts ou à une classe politique sé...

Les spécialistes de la démocratie athénienne

     1. Mogens Herman Hansen     2. Josiah Ober      3. P. J. Rhodes     4. Moses I. Finley     5. Paul Cartledge     6. Claude Mossé     7. Nicole Loraux     8. Christophe Pébarthe     9. Miltiade Hatzopoulos     10. Panos Christodoulou  1. Mogens Herman Hansen (Danemark) Considéré comme le constitutionaliste le plus rigoureux de la démocratie athénienne, il a dirigé le Copenhagen Polis Centre. Son approche se caractérise par une analyse quantitative, démographique et structurelle d'une précision maximale, se focalisant principalement sur le IVᵉ siècle av. J.-C.     • Apport scientifique : Il a démontré que l'institution centrale du IVᵉ siècle n'était plus seulement l'Ekklesia (l'Assemblée), mais les Nomothetai (les législateurs) et les Dikasteria (les tribunaux populaires), qualifiant le régime d'« État de droit » plutôt que de démocratie purement populaire. ...

LFI et la démocratie dans l'entreprise

La France Insoumise (LFI) a beaucoup travaillé sur la démocratie dans l'entreprise, en articulant sa réflexion autour de l'idée d'une « citoyenneté dans l'entreprise ». Si la démarche communaliste vise à redonner le pouvoir aux habitants à l'échelle locale, le projet de LFI pour le monde du travail vise à déposséder les actionnaires du monopole des décisions stratégiques pour transférer ce pouvoir de contrôle et de décision aux salariés. Dans le programme L'Avenir en commun et les livrets thématiques du mouvement, cette démocratisation s'articule autour de trois axes principaux : 1. Renforcer les pouvoirs de décision des salariés     • Droit de veto étendu : Accorder aux instances de représentation du personnel (CSE) un droit de veto suspensif ou définitif sur les décisions stratégiques majeures : licenciements boursiers, restructurations, délocalisations ou fermetures de sites.     • Droit de préemption et reprise en coopérative : En cas de liquidation, de ...

Le nouveau communalisme de LFI

Le fait communal a toujours été le lieu où s’invente la démocratie vivante. C’est à l’échelle du quartier et du village qu'on subit les injustices du quotidien, mais c’est aussi là qu’on peut reprendre le pouvoir sur nos lives. Pourtant, depuis des décennies, nos communes sont dépossédées de leur rôle politique. Les gouvernements successifs et la logique néolibérale ont transformé la gestion locale : on ne cherche plus à répondre aux besoins majeurs des gens, mais à rendre les territoires « attractifs » pour les investisseurs et les marchés. La commune n’est plus le cœur de la décision collective, me un simple guichet technique chargé d'appliquer des directives venues d'en haut. La dépossession territoriale et la marchandisation du quotidien Cette casse de la souveraineté locale s'est faite au profit d'un modèle brutal : la métropolisation. Le système concentre les richesses et les infrastructures dans quelques grands centres-villes, tout en abandonnant le reste — b...

Les déclencheurs de la Révolution de 1789

 • La crise financière et la dette de l'État L'endettement massif : La France est au bord de la banqueroute, en grande partie à cause des coûts de la guerre d'Indépendance américaine (1775-1783) et de l'entretien de la cour. Le remboursement de la dette absorbe plus de la moitié du budget du Royaume. Le blocage fiscal : La noblesse et le clergé (qui détiennent l'essentiel des richesses) refusent de renoncer à leurs privilèges fiscaux. Le Tiers État (98 % de la population) supporte presque seul la charge de l'impôt. • La crise économique et sociale Les intempéries et la disette (1788-1789) : Un épisode de grêle dévastateur en juillet 1788, suivi d'un hiver 1788-1789 extrêmement rigoureux, détruit les récoltes. L'explosion du prix du pain : Le prix du grain et du pain atteint des sommets au printemps 1789. La faim touche les campagnes et les villes, provoquant des émeutes de subsistance à travers le pays. Le chômage urbain : Le traité de commerce franco-br...

Territoires internationaux contestés

  1. Territoires sous occupation militaire ou annexions unilatérales non reconnues Les Territoires palestiniens occupés (Cisjordanie, Jérusalem-Est, Bande de Gaza) Ukraine (Crimée et régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia , Kherson) Le Plateau du Golan2. 2. Territoires non autonomes en attente de décolonisation Le Sahara occidental La Nouvelle-Calédonie 3. États de facto et entités à souveraineté contestée Taïwan (République de Chine) Le Kosovo Chypre du Nord (République turque de Chypre du Nord – RTCN) La Transnistrie (République moldave du Dniestr) L'Abkhazie et l'Ossétie du Sud Le Somaliland (République du Somaliland) 4. Régions à fortes revendications d'autonomie ou sécessionnistes internes La Catalogne L'Écosse Le Kurdistan (Irak, Syrie, Turquie, Iran) Le Cachemire (Jammu-et-Cachemire) Le Somaliland et le Puntland (cadre fédéral somalien)...

Avant le 7 octobre

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La réalité des néo-nazis en Ukraine et comparaison avec l'UE

1. Dans les urnes : Les néonazis et l'extrême droite sont électoralement marginaux en Ukraine Sur le plan électoral, l'Ukraine se caractérise par une faible influence de l'extrême droite au pouvoir : Élections législatives (2019) : Pour les dernières élections du Parlement (la Rada), toute l'extrême droite et les mouvements radicaux se sont unis sur une liste commune. Ils n'ont obtenu que 2,15 % des voix , échouant à franchir le seuil de 5 % pour entrer au Parlement. Présidence (2019) : Volodymyr Zelensky, qui est juif et dont une partie de la famille a été assassinée pendant la Shoah, a été élu président avec 73 % des suffrages face à des discours nationalistes. Comparaison européenne : Dans plusieurs pays européens (France, Italie, Hongrie, Autriche, Pays-Bas), les partis d'extrême droite ou de droite radicale réalisent des scores électoraux compris entre 20 % et plus de 40 % . 2. Sur le terrain militaire : Le cas du régiment Azov La présence de néonazis e...

Quatre positions face à la dette : Mélenchon, Giraud, Attac, Porcher

Le candidat LFI à l’élection présidentielle a récemment suggéré de « foutre au feu » les titres de dette publique détenus par la Banque de France. « Les titres de dette, vous les mettez au frigo, à la cave, vous pouvez les mettre pendus au plafond ! Ça n’a aucune importance : cet argent n’existe pas ! Je ne suis pas d’accord pour le payer ! Il suffit d’aller à la Banque de France, de prendre les titres de dette et de les foutre au feu, il n’y en aura plus… Et personne ne s’apercevra que ça a disparu ! », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Je caricature un peu, à peine. » La proposition ne concerne que la fraction de la dette détenue par la Banque de France, pas l’ensemble de la dette publique. Gaël Giraud, jésuite économiste international, pas connu pour être proche des idées de LFI, a co-signé (notamment en 2021 avec plus de 150 économistes) l'appel à l'annulation des dettes publiques détenues par la BCE. Il rappelle qu'une banque centrale ne peut pas faire « faillite » a...