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Conséquences à terme du néolibéralisme et du libertarianisme sur notre système social

En France nous avons eu Denis Kessler, ancien dirigeant du Medef qui disait en 2007 : "Il s'agit de défaire méthodiquement le programme du CNR".  Il visait la sécurité sociale, notre système de retraite et les services publics. Aux Etats-Unis en 2005, c'est Warren Buffet qui disait : "Il y a une lutte des classes, bien sûr, mais c'est ma classe, celle des riches, qui fait la guerre. Et nous gagnons."  Nous sommes à la fin du néolibéralisme (même si ça peut durer encore longtemps). Désormais, le libertarianisme gagne du terrain partout dans le monde et est sans limite sur les exigences.  Par exemple : En Russie Traduction : « Aujourd'hui, la jeune génération a l'impression que l'État lui doit tout. Non. L'État ne vous doit absolument rien, par principe. Ce sont vos parents qui vous doivent quelque chose, parce qu'ils vous ont mis au monde. L'État ne leur a pas demandé de vous mettre au monde. » (Olga Glatskikh, directrice de la pol...

Le ralentissement de la croissance économique mondiale

La question du ralentissement de la croissance économique mondiale se joue à deux niveaux : celui des faits macroéconomiques (quand la machine a commencé à gripper) et celui des discours théoriques (qui croit encore au miracle de sa relance). 1. Depuis quelle année considère-t-on que la croissance mondiale ne fonctionne plus ? En économie, on utilise l'expression « stagnation séculaire » pour décrire une situation où la croissance économique est durablement faible, voire atone, malgré des injections massives de monnaie par les banques centrales. Les économistes situent la rupture à deux moments clés de l'histoire moderne :     • Le grand tournant : L'année 2008 (La crise des subprimes) C'est le repère le plus largement partagé. Avant 2008, la croissance mondiale était dopée par la bulle du crédit. Depuis cette crise financière majeure, les gains de productivité se sont effondrés, l'endettement mondial a explosé et la croissance structurelle des pays développés (Euro...

Pourquoi les ultras-riches appauvrissent les Français ?

C'est une question cruciale qui touche au cœur des débats économiques contemporains. L'idée que « ce que les ultra-riches ont, c'est ce que les autres n'ont pas » repose sur une vision intuitive, mais la réalité économique est un peu plus complexe. Pour simplifier, ce débat oppose deux visions de l'économie : le gâteau de taille fixe et le gâteau qui grandit. Voici les clés pour comprendre ce mécanisme. 1. L'illusion du "gâteau fixe" (Le sophisme de la somme nulle) L'affirmation selon laquelle la richesse des uns est mécaniquement prise aux autres part du principe que la richesse totale d'un pays est fixe. Si c'était le cas, l'économie serait un jeu à somme nulle : pour que tu aies un plus gros morceau de gâteau, le mien doit rétrécir. En réalité, la richesse globale n'est pas fixe, elle se crée. Si un entrepreneur crée une entreprise technologique qui vaut des milliards, il a "créé" de la nouvelle valeur (qui s'exprim...

Approches sociologiques des émeutes

Les auteurs de la casse et des pillages La sociologie des conflits de manière générale, opère une distinction très nette entre les différentes formes de destruction. La nature de la cible (banques/institutions vs commerces/magasins de marque) et le mode d'action (destruction pure vs pillage) ne répondent pas aux mêmes logiques sociologiques, économiques ou politiques. Voici comment certains auteurs et leurs pairs analysent cette différence : 1. La casse des banques, abribus et institutions : la destruction symbolique et politique Pour des auteurs comme Alain Bertho et Gérard Mauger, la destruction des banques, des préfectures, des commissariats, ou même du mobilier urbain (abribus, caméras) relève d'une logique de confrontation avec l'ordre établi.     • Le ciblage idéologique (Bertho / Mauger) : La banque ou le distributeur automatique représentent le capitalisme financier et les inégalités de richesse. Les institutions (mairies, écoles, commissariats) représentent l'É...

Quels moyens employer pour remigrer des étrangers et des "Français de papier"

 L'analyse des moyens nécessaires à la mise en œuvre d'un projet de « remigration » à grande échelle — c'est-à-dire l'expulsion forcée de millions de personnes, dont de nombreux citoyens nationaux — relève de la prospective historique et logistique. Pour qu'un tel projet passe du concept idéologique à la réalité concrète, un État devrait déployer un arsenal de mesures législatives, policières et logistiques d'une ampleur inédite. Voici une analyse détaillée des moyens qui seraient techniquement « nécessaires » pour exécuter un tel plan, ainsi que les risques majeurs et systémiques associés à chacun d'eux. 1. Les moyens juridiques et administratifs Pour légitimer l'expulsion de populations installées (souvent de nationalité française), l'État devrait redéfinir le droit de la nationalité et le statut des citoyens. Les moyens à employer : Déchéance de nationalité massive : Révision constitutionnelle pour permettre de retirer la nationalité française à d...

Recherches sur la conscience et les croyances

 Il existe une immense littérature scientifique sur la conscience et les croyances. Loin de se limiter à la "doxa" matérialiste naïve ou aux seuls manuels de psychologie classique, la recherche contemporaine croise les neurosciences computationnelles, la physique théorique, l'anthropologie cognitive et la psychiatrie. Pour éviter le réductionnisme habituel, l'état de l'art scientifique peut se diviser en trois grands blocs : les modèles dominants de la conscience, la neurobiologie de la croyance, et les théories hétérodoxes ou marginales qui cherchent à dépasser les impasses actuelles. 1. Les modèles scientifiques de la Conscience En neurosciences, on distingue le "problème facile" (cartographier les fonctions cérébrales) et le "problème difficile" de Chalmers : pourquoi et comment une activité physique produit-elle une expérience vécue subjective (les qualia) ? Deux théories scientifiques majeures s'affrontent aujourd'hui : L'Espac...

Déconstruire le mythe Jordan Bardella

"Je me suis construit seul (...) le mépris social que je reçois est celui adressé à des millions de Français" se plaint Jordan  Bardella, essayant de faire croire à des millions de Français qu'il est de leur milieu, sous entendant, le milieu défavorisé. Or, Jordan Bardella est un « fils à papa » qui « ne s'est pas construit seul », plusieurs éléments de sa biographie, de son environnement familial et de son parcours politique, viennent contredire le récit du « self-made man » issu uniquement de la banlieue modeste qu'il met souvent en avant. Voici les faits détaillés qui alimentent cette critique : Le profil socio-économique de son père Si Jordan Bardella a effectivement grandi en partie avec sa mère (ATSEM) dans une HLM à Saint-Denis, la situation de son père, Olivier Bardella, est très différente et éloignée de la précarité. En effet, c'est un patron de PME spécialisée dans les distributeurs automatiques de boissons. Grâce à l'activité de son père et à s...