Déconstruire le mythe Jordan Bardella
"Je me suis construit seul (...) le mépris social que je reçois est celui adressé à des millions de Français" se plaint Jordan Bardella, essayant de faire croire à des millions de Français qu'il est de leur milieu, sous entendant, le milieu défavorisé.
Or, Jordan Bardella est un « fils à papa » qui « ne s'est pas construit seul », plusieurs éléments de sa biographie, de son environnement familial et de son parcours politique, viennent contredire le récit du « self-made man » issu uniquement de la banlieue modeste qu'il met souvent en avant.
Voici les faits détaillés qui alimentent cette critique :
Le profil socio-économique de son père
Si Jordan Bardella a effectivement grandi en partie avec sa mère (ATSEM) dans une HLM à Saint-Denis, la situation de son père, Olivier Bardella, est très différente et éloignée de la précarité. En effet, c'est un patron de PME spécialisée dans les distributeurs automatiques de boissons.
Grâce à l'activité de son père et à ses hauts revenus, Jordan Bardella a bénéficié d'un cadre de vie confortable durant ses week-ends et vacances, passés chez lui à Montmorency (une commune résidentielle et aisée du Val-d'Oise).
Son père a financé ses études dans un établissement privé (le lycée Jean-Baptiste-de-La-Salle à Saint-Denis), lui a offert sa première voiture, a payé ses vacances à Miami et l'a logé dans un appartement. Jordan Bardella a également travaillé brièvement pour l'entreprise de son père à ses débuts. Bien entendu, il préfère parler de ses vacances à Casablanca, où réside son grand-père paternel. auprès duquel il a appris à pêcher et à chasser.
Une scolarité préservée des difficultés de la banlieue
Le récit de la scolarité difficile au cœur du "93" est tempéré par son parcours scolaire. En effet, il n'a pas fréquenté les établissements publics de la sectorisation difficile de Seine-Saint-Denis, mais un collège et lycée privés catholiques sous contrat.
Après avoir échoué au concours d'entrée de Sciences Po, il s'inscrit en licence de géographie à l'université Paris-Sorbonne, qu'il abandonne rapidement sans obtenir de diplôme pour se consacrer exclusivement à la politique.
Un "pur produit" de l'appareil du FN et du RN
Dire qu'il s'est construit "seul" occulte le fait que sa trajectoire est indissociable des réseaux internes et du soutien de la direction du Rassemblement National (anciennement Front National) :
Adhérent à l'âge de 16-17 ans, il intègre l'appareil du parti très jeune et en gravit les échelons grâce à des parrainages internes, devenant secrétaire départemental en Seine-Saint-Denis à seulement 19 ans.
En effet, son parcours politique a été facilité par ses relations personnelles au sein du premier cercle du parti. Il a notamment été en couple avec la fille de Frédéric Chatillon (proche de Marine Le Pen et figure influente des prestataires du parti), puis avec Nolwenn Olivier, qui n'est autre que la petite-fille de Jean-Marie Le Pen et la nièce de Marine Le Pen.
C'est donc naturellement que Marine Le Pen elle-même l'a choisi, parrainé et installé à des postes clés (porte-parole, tête de liste aux élections européennes de 2019, puis président du parti), faisant de lui le visage de la "dédiabolisation" et du rajeunissement du parti, plutôt qu'un leader ayant émergé par une base militante classique ou un parcours professionnel extérieur.
Résumons-nous
Les critiques estiment que son discours sur le « mépris social » et la trajectoire solitaire occulte les ressources financières de sa branche paternelle, sa scolarisation privilégiée et une ascension politique largement accélérée par le népotisme ou le fait d'avoir été couvé par l'appareil du Rassemblement National.
C'est bien un fils à Papa qui a mieux avancé avec sa petite gueule qu'avec son cerveau et qui n'a jmais travaillé sinon en stage chez son papa. Pour ce qui est de son travail au Parlement européen, c'est l'un des moins assidus. Ses journées consistent à apprendre à parler avec un coach payé par l'argent européen, et à faire des selfies. La vérité est qu'il n'appartient absolument pas au peuple défavorisé, ni même à la classe moyenne, mais il a été élevé dans un milieu qui fait partie des 10% les plus riches de France.
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